lundi 1 avril 2013

LE DOSSIER DE LA SEMAINE - 1 04 2013 - 7:03 -

ET SI ON PARLAIT DES TOC ?

Le trouble obsessionnel-compulsif  ou TOC fait partie des troubles anxieux. Il est caractérisé par des obsessions entraînant une anxiété ou une souffrance marquée et par des compulsions qui aident à neutraliser l’anxiété.

Tout le monde a entendu parler d’une personne qui se lave les mains vingt fois par jour, ou d’une personne qui sent des odeurs d’ail partout, ou encore de cette manie d’aller vérifier si le gaz est éteint, de cette façon de répéter dix fois la même phrase, de mettre 4 réveils en sonneries alternées, ou de fermer et ouvrir plusieurs fois la porte de la maison de peur que…

Nous connaissons tous les pensées obsédantes, qui nous angoissent et que l’on rumine à longueur de journée.  De même, il peut arriver que l’on répète machinalement certains gestes, par exemple, vérifier que l’ordi est bien éteint et les clés au même endroit.  Ce sont là des évènements normaux, quotidiens et donc forcément répétitifs.

Mais, pour certains, ces idées ou ces comportements prennent une ampleur démesurée. Ces obsessions ou compulsions provoquent un sentiment de détresse. Elles prennent beaucoup de temps au cours de la journée et interfèrent ainsi avec la routine de vie de l’individu, de même qu’avec sa vie professionnelle, sociale ou familiale.

Les obsessions

Une obsession est un phénomène psychologique. Il s’agit d’une idée, pensée ou sensation récurrente qui fait intrusion malgré le désir ou la volonté de l’individu. Cette intrusion répétitive provoque de l’anxiété ou de l’angoisse. L’obsession la plus fréquente est la peur de se contaminer au contact de certains objets.

Il peut également arriver qu’une personne se sente obligée de répéter certains comportements, de faire des rituels, souvent pour tenter de réduire l’anxiété que l’obsession provoque. C’est ce que l’on appelle une compulsion. Se laver les mains à répétition, parfois jusqu’au sang serait le comportement compulsif associé à l’obsession de se contaminer. Le trouble obsessionnel-compulsif se caractérise par la présence d’obsessions, de compulsions ou des deux. Ces symptômes sont présents pendant plusieurs heures par jour. La personne qui les vit reconnaît par ailleurs que ces comportements ou ces idées sont irrationnels, démesurés ou bizarres, mais elle est incapable de faire autrement.

Les quatre types de TOC

Les quatre types les plus fréquents de symptômes de TOC sont :

  1. L’obsession de doute où la personne craint souvent d’avoir fait ou omis de faire quelque chose qui pourrait avoir des conséquences néfastes: oublier de fermer le gaz, avoir mal verrouillé la porte de la maison, avoir perdu son télephone portable ou sa carte de crédit sans s’en rendre compte, angoisses suivies de la compulsion de devoir revérifier plusieurs fois de suite si l’action en question a bien été faite ou omise (retourner plusieurs fois à la maison pour vérifier la cuisinière ou la porte de la maison, vérifier son portefeuille et vider son sac).
  2. L’obsession sans compulsion associée de pensée répétitive, où la personne est envahie d’une pensée souvent de nature violente ou sexuelle qui va à l’encontre du désir de la personne, mais qu’elle craint agir bien malgré elle, par exemple, la peur de frapper son enfant, d’agresser quelqu’un de sortir de ses gonds, de ne pouvoir réfréner ses pulsions sexuelles.
  3. La compulsion sans obsession associée de symétrie ou de précision, où la personne doit placer certains objets d’une certaine façon ou faire certaines choses avec une telle précision qu’elle peut y passer plusieurs heures par jour, parfois pour des choses aussi simples que ranger des magazines ou s’habiller.
  4. L’obsession de se contaminer au contact d’un objet ou d’autres personnes et la compulsion de se laver ou d’éviter les situations “polluantes”, comme, par exemple, éviter de serrer la main de quelqu’un que l’on rencontre.

Cette maladie touche environ 3 % de la population, autant les femmes que les hommes. Elle débute généralement au début de l’âge adulte, mais peut se présenter chez les enfants dès l’âge de 2 ans.

Elle est également fréquemment accompagnée d’autres problèmes de santé mentale, plus particulièrement de dépression ou de phobie sociale (près de 70 % et 25 % respectivement des personnes souffrant de TOC).

Les causes des TOC

Les troubles obsessionnels compulsifs auraient une triple origine génétique, biologique, et psychologique.

-Une vulnérabilité génétique a pu être mise en évidence, en particulier à travers des études menées sur des patients ayant un vrai jumeau : 60 % d’entre eux présentaient également un trouble obsessionnel compulsif.

-Des études sur le fonctionnement du cerveau ont montré que les personnes souffrant de TOC présentaient des modifications de l’activité nerveuse dans certaines zones du cerveau.

-Enfin, la théorie psychanalytique considère que les TOC constituent l’expression d’un mécanisme de défense du psychisme contre les manifestations d’une agressivité inconsciente. Cette défense prend alors la forme d’une grande rigidité psychique et de nombreux interdits.

Les traitements des TOC

-La thérapie comportementale est souvent utilisée dans le traitement du trouble obsessionnel compulsif.

Elle s’appuie sur la technique dite d’exposition progressive avec désensibilisation. Pendant environ 30 à 40 séances, la personne atteinte de TOC se confronte volontairement aux situations qui entraînent de l’anxiété, d’abord mentalement, puis dans le réel. Elle essaiera de ne plus accomplir ses rituels et de trouver d’autres moyens de contrôler son angoisse.

-Parallèlement, une thérapie cognitive peut être entreprise. Elle aide le malade à réinterpréter de façon plus objective ses pensées envahissantes, en l’amenant à mettre en évidence leur côté irrationnel et injustifié.

Ces thérapies sont souvent efficaces. Cependant, la disparition du TOC peut parfois entraîner, après un certain temps, l’apparition d’un autre symptôme de type anxieux (phobie, crise de panique, par exemple).

La réflexologie plantaire et l’auriculothérapie

Je pratique les deux simultanément pour obtenir une plus grande efficacité. L’objectif premier est évident: faire baisser le seuil d’anxiété, recentrer l’énergie qui fuse et part dans tous les sens, éviter la panique, en bref, remettre de l’ordre. L’anxiété est mère de l’angoisse qui, elle, génère les attaques de panique.

L’émotion est tellement présente, envahissante, qu’elle empêche toute analyse des faits, toute “reconnaissance” du terrain, tout examen lucide. Perdue, larguée, oppressée, sentant la peur monter, la personne n’a plus d’autre solution que de trouver des gestes répétitifs qui, par leur caractère familier et évident (se laver les mains quand on a peur d’être souillé) vont permettre de calmer et de se recaler sur des repères concrets.

Tel le Petit Poucet avec ses cailloux, le sujet qui a des TOC met en place des passages de gués, des bornes, des jalons, qui sont autant de panneaux indicateurs rassurants.

La réflexologie plantaire et l’auriculothérapie, accompagnées d’un traitement en homéopathie et/ou phytothérapie, vont travailler dans le sens de l’apaisement et de la réorganisation des énergies. Dans ce conflit interne où chaque organe joue son va-tout, le Foie empiétant sur le domaine de la Rate, et la Vésicule Biliaire piétinant les plate-bandes de l’Estomac, le Rein se taille la part du lion, aidé par les glandes surrénales, et ouvre une voie royale à la peur.

Notre tâche est difficile mais la logique de la Médecine Traditionnelle Chinoise peut arriver à mettre en échec les pires terreurs.

(Sources: www.eurekasante.fr/www.msss.gouv.qc.ca/ www.aftoc.org/ctah.eu/TOC.php)

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