jeudi 30 octobre 2014

LA QUESTION DU MOMENT - 30 10 2014 - 7:30 -

Et si on lâchait les anxiolytiques ?

Une petite pilule par-ci, un petit comprimé par-là, et voilà. Une petite angoisse, un moment de déprime, un coup de stress et hop, on avale un tranquillisant. Et on devient vite accro. Et il est difficile de s’en passer.

Quand on prend des tranquillisants, ou anxiolytiques, pendant des mois, voire des années, on ne se pose plus de question.

Un anxiolytique, c’est comme une vieille paire de pantoufles, celles que l’on aime justement, parce qu’on est bien dedans.

Malheureusement, contrairement aux pantoufles qui ne vous feront aucun mal, les médicaments ont des effets secondaires parfois redoutables, en particulier ceux-ci : perte de mémoire, hypotonie musculaire, nervosité, agitation (et oui !), fragilité émotionnelle, troubles du sommeil (et oui !), tremblements, cauchemars, vertiges, céphalées, tachycardie, vision floue ou diplopie (vision double), nausées…

« Je ne peux dormir sans prendre mes tranquillisants, ça me relaxe », « si je n’en prends pas à midi, je suis hypertendue le soir et irritable », « je suis trop émotive, ça m’aide à contrôler mes réactions »…les bonnes raisons de continuer à en prendre sont légion.

Et si on arrêtait ?

Hop hop hop, pas question de décrocher tout seul dans son coin et d’arrêter du jour au lendemain. Catastrophe assurée avec l’apparition d’un syndrome de sevrage et d’un effet rebond provoquant des malaises divers allant jusqu’à la confusion mentale et les hallucinations.

Mais à l’arrêt du traitement, même en diminuant progressivement, il est fréquent de dormir moins bien et de se sentir tendu.

De toute façon, il faut compter un mois et demi à deux mois pour arriver à arrêter complètement.

Les solutions de remplacement

La Phytothérapie

Contrairement à ce que l’on pourrait croire ou à ce qui se dit généralement, les plantes ne soignent pas QUE les anxiétés légères.

Le kawa

Il est anxiolytique, spasmolytique, calmant, anti-convulsifiant, tranquillisant, analgésique.

Conseillé dans les cas suivants : anxiété, stress, angoisse, troubles du sommeil

Le houblon

Il est calmant, il aide à dormir et a un léger effet anti-dépresseur.

Conseillé dans les cas suivants : anxiété, nervosité, stress, problèmes de sommeil (insomnie), dépression

La passiflore

Elle est calmante, sédative, anxiolytique, spasmolytique

Conseillé dans les cas suivants : nervosité, stress, troubles du sommeil, anxiété avec palpitations cardiaques, troubles gastro-intestinaux liés à la nervosité

La valériane

Elle est sédative, spasmolytique, elle réduit le temps d’endormissement et augmente la durée du sommeil, elle est relaxante.

Conseillé dans les cas suivants : troubles de l’endormissement, troubles du sommeil, anxiété, aide au sevrage tabagique, stress, épilepsie

La lavande

C’est un calmant, un léger somnifère (troubles de l’endormissement), elle a un effet anxiolytique

Conseillé dans les cas suivants : anxiété, nervosité, troubles du sommeil, stress

A ne pas oublier : la ballote, l’aubépine, le coquelicot, l’escholtzia, l’avena sativa.

L’homéopathie

Les remèdes homéopathiques se prendront à raison de 3 granules au besoin, loin des repas. Les dilutions 9, 12 et 15 CH conviennent pour les anxiétés légères ou chroniques.

-Les deux « grands » sont Ignatia et Gelsemium, suivis par Aconit et Ambra Grisa.

-Argentum Nitricum convient aux personnes émotives avec des problèmes digestifs.

-Phosphorus est conseillé pour les hyperactifs qui ont de gros coups de pompe et quelques doutes.

-Sepia calmera ceux qui culpabilisent et se responsabilisent.

-Arsenicum Album, Belladona, Nux Vomica, Luesinum, Spigelia Anthelmia, Coffea Cruda ou Sulfur vous aideront à passer des nuits paisibles, selon votre type d’insomnie.

La réflexologie plantaire

C’est la voie royale pour la détente, la sérénité et un bon sommeil. Après une séance, on baille et on n’a qu’une idée, dormir !!!

L’auriculothérapie

Oui, c’est encore une thérapie formidable qui nous vient d’Asie, et de Chine plus précisément. Certains points dans l’oreille sont particulièrement réceptifs (il y en a en fait beaucoup, beaucoup). L’oreille, trés vascularisée permet une communication privilégiée avec le cerveau.

D’où des résultats étonnants, en particulier quand on associe l’auriculothérapie et la réflexologie plantaire.

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