lundi 7 février 2011

LE DOSSIER DE LA SEMAINE - 7 02 2011 - 7:17 -

LA RHINITE CHRONIQUE

Il existe plusieurs type de rhinites chroniques inflammatoires, qui ont en commun une évolution paroxystique. Elles sont souvent et à tort assimilées à une rhinite allergique. Les rhinites vasomotrices non allergiques sont liées à un déséquilibre du système nerveux neurovégétatif avec hyperréactivité sympathique ou parasympathique. Le stress, les conditions climatiques, l’atmosphère du milieu professionnel peuvent être à l’origine du problème.

LES SIGNES FONCTIONNELS

-Ecoulement séreux clair

-Obstruction nasale

-Eternuements en salve.

LES SIGNES PHYSIQUES

-Une rhinoscopie antérieure et postérieure permet de découvrir une glande pituitaire parfois oedémateuse ou inflammatoire (on parle de l’hypophyse, située dans le cerveau et qui participe activement à la croissance).

-Une radiographie des sinus, inutile au début, peut faire apparaître un épaississement de la muqueuse des sinus maxillaires (rhinosinusite inflammatoire).

-La rhinite chronique inflammatoire est complexe. C’est l’interrogatoire permet de chercher les caractères déclenchants et de cerner le profil évolutif de ce syndrome.  

A NE PAS CONFONDRE AVEC LA RHINITE ALLERGIQUE

Cette rhinite apériodique ou per-annuelle est également assez compliquée car elle peut être d’origine allergique ou non.

-Les symptômes sont présents toute l’année et peuvent être réduits à une obstruction nasale ou à un catarrhe au long court

-L’origine allergique est suspectée devant les antécédents personnels ou familiaux d’allergie, dus aussi à  des acariens, aux animaux domestiques, aux moisissures.

-Elle est parfois associée à de l’asthme.

NI AVEC LA RHINITE CHRONIQUE CROUTEUSE

La rhinite atrophique croûteuse est très rare. Elle se manifeste par une fétidité de l’écoulement nasal bilatéral, un aspect verdâtre avec des croûtes à l’intérieur du nez..

Le traitement, souvent décevant, fait appel au lavage du nez, aux vitamines et au soufre. La crénothérapie (médecine thermale) a de bons résultats.

ATTENTION A LA RHINITE UNILATERALE

-Cela peut être la manifestationd’une sinusite maxillaire aiguë ou chronique, d’origine dentaire.

-Elle peut témoigner de la présence d’un corps étranger, notamment chez un  enfant ayant une rhinorrhée purulente fétide unitalérale, rebelle au traitement symptomatique.

-L’examen de la fosse nasale permet de découvrir une concrétion calcaire (rhinolithe) fixe dans la fosse nasale, le plus souvent entre cornet moyen et cloison nasale.

On peut aussi découvrir une imperforation choanale (les cavités nasales communiquent avec le nasopharynx par l’intermédiaire des choanes) unilatérale passée inaperçue à la naissance. Les symptômes sont une obstruction nasale et une rhinorrhée purulente unilatérales. Il y une malformation osseuse ou fibreuse. Il faut alors ouvrir la choane, ou perméabiliser la fosse nasale opposée en perforant le vomer (Os situé à la partie postérieure et inférieure de la cloison des fosses nasales).

LA RHINITE DE L’ADOLESCENT

L’obstruction nasale chronique chez le grand enfant est souvent négligée. Pourtant elle peut avoir un retentissement  dans le cadre d’un authentique syndrome d’apnée du sommeil.

On attachera de l’importance aux symptômes suivants :

-ronflement avec apnées

-cauchemars

-énurésie, difficultés scolaires,

-anorexie,

-infléchissement de la croissance staturo-pondérale.

Les rhino-pharyngites infectieuses et/ou inflammatoires demandent un traitement local, une désinfection rhinopharyngée, des lavages de nez au sérum physiologique.

En cas d’hypertrophie adénoïdienne majeure avec obstruction chronique, l’adénoïdectomie est nécessaire. Les végétations adénoïdes constituent une sorte d’anneau de tissu lymphoïde à l’entrée de l’arbre respiratoire. Quasiment absente à la naissance, cette masse de tissu augmente progressivement pour atteindre son volume maximum avant l’âge de six ans, âge auquel s’amorce graduellement une régression.

ET LA RHINITE VASOMOTRICE ?

Très fréquente, elle a une prédominance féminine et apparaît plutôt tard, après l’âge de 20 ans.  Elle survient le plus souvent sur un terrain de stress. Son mécanisme serait lié à une  mauvaise régulation du système neuro-végétatif.

Les symptômes sont un nez bouché associé à un écoulement nasal antérieur, un mouchage postérieur et une sensation de pesanteur faciale.

Ces signes se manifestent plus particulièrement en présence de facteurs environnementaux (fumée, poussière, variations de température, humidité, odeurs fortes, solvants..)

TRAITEMENT EN HOMEOPATHIE

En fonction de l’écoulement nasal, on prendra selon qu’il est :

  • Clair, avec narines irritées : Allium cepa 5 CH
  • Clair, avec yeux irrités : Euphrasia 5 CH
  • Clair, avec yeux et nez irrités : Naphtalinum 5 CH
  • Fluide, jaune et irritant : Hydrastis 5 CH
  • Jaune et non irritant : Pulsatilla 5 CH
  • Verdâtre : Mercurius solubilis 5 CH
  • Verdâtre, avec irritations, saignements : Mercurius corrosivus 5 CH
  • Épais et formant des croûtes : Kalium bichromicum 5 CH

Prendre 3 granules trois fois par jour, jusqu’à la fin des symptômes.

TRAITEMENT EN REFLEXOLOGIE PLANTAIRE

Si on a affaire à un enfant avec des pathologies ORL à répétition, il faut interroger la mère sur sa grossesse et son accouchement. Il faut aussi se renseigner sur des possibilités de chute pendant la petite enfance : le blocage des sutures crâniennes est à l’origine des maladies respiratoires.

Si les sinus (frontaux, ethmoïdaux, sphénoïdaux et maxillaires) sont bloqués par des compressions à la naissance ou à cause de chocs, leur manque de mobilité va provoquer une perturbation de la circulation de l’air.

D’où une muqueuse fragile, qui sécrète des glaires et un cavum transformé en bouillon de culture.

Au blocage des os crâniens, à la prise (fréquente) de lait de vache qui enflamme la muqueuse intestinale (reflux) viennent s’ajouter des tensions émotionnelles : on a alors une hypersécrétion de catarrhes.

Il faut donc travailler toute la colonne vertébrale, le système digestif (et notamment la valvule iléo-caecale) afin d’éliminer les toxines, le système lymphatique et les émonctoires (sinus, poumons…). Sans oublier les glandes surrénales.

Pour tout renseignement, venez me voir à mon cabinet de Bayonne ou à celui de Soustons, dans les Landes.

 

 

 

 

 

 

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