vendredi 4 décembre 2015

L'INFO DE LA SEMAINE - 4 12 2015 - 8:40 -

Un nouveau traitement pour les douleurs neuropathiques périphériques ?

2013-04-30-arthrose3Ces douleurs concernent le système nerveux situé à la périphérie de l’organisme et non le système nerveux central (celui du cerveau et de la moelle ­épinière). La fonction des nerfs est celle d’un signal d’alarme qui envoie un message douloureux lors d’agressions diverses tels les traumatismes, zona, etc. En cas d’anomalie de ce processus, certaines substances sont alors sécrétées (histamine, sérotonine), qui irritent les fibres nerveuses conductives. La douleur est alors amplifiée de façon excessive.

Un nerf périphérique est constitué d’une racine nerveuse qui est issue de la moelle (corne antérieure de la substance grise) et d’un ou plusieurs troncs nerveux ou nerfs proprement dits.

Les neuropathies périphériques comprennent toutes les atteintes des nerfs périphériques, atteintes qui peuvent être isolées ou diffuses, tronculaires (nerfs) ou radiculaires (racines), symétriques ou non.

Les symptômes

Les symptômes de la neuropathie dépendent de la localisation et de la gravité des lésions nerveuses. 

Le premier symptôme de la neuropathie est souvent un léger picotement qui s’aggrave avec le temps jusqu’à ce que la région touchée devienne insensible.

Les personnes atteintes du diabète présentent souvent une neuropathie des pieds. Il s’agit d’un trouble grave, étant donné qu’une infection ou une blessure peut survenir à un pied sans que la personne touchée puisse la ressentir.

En plus des picotements et de l’engourdissement, les personnes qui souffrent d’une polyneuropathie chronique éprouvent des sensations de brûlure ou des élancements. Comme elles ne peuvent ressentir les changements de température ni la douleur, souvent elles se brûlent ou sont atteintes d’ulcérations ouvertes provoquées par des blessures qu’elles ont subies de façon inconsciente.

Elles peuvent également avoir des difficultés pour marcher ou se tenir debout, étant donné qu’elles ne peuvent déterminer la position de leurs articulations. La neuropathie provoque également de la faiblesse musculaire.

Les différents symptômes, fourmillements, picotements intenses, décharges électriques, entraînent l’installation d’un fond douloureux de type brûlure, une sensation de compression avec un engourdissement de la zone concernée. Ces symptômes ont des retentissements importants sur la qualité de vie : fatigue, anxiété, troubles du sommeil voire nuits blanches et dépression.

Les causes

Elles sont nombreuses : les suites d’une opération, d’un AVC, d’une hémiplégie paraplégique, d’un traumatisme dû à un accident, un zona…

Certaines mononeuropathies peuvent également être causées par le coincement d’un nerf ou par une blessure subie par un nerf.

Certains nerfs situés à proximité de la surface du corps, comme le nerf médian du poignet, le nerf cubital du coude, le nerf radial du bras et le nerf musculo-cutané de la jambe, sont plus facilement blessés que les autres.

Les lésions entraînent les mononeuropathies suivantes : le syndrome du canal carpien, la paralysie du nerf cubital, la paralysie du nerf radial et la paralysie du nerf musculo-cutané de la jambe.

Les traitements

Actuellement, la première approche, la plus fréquente, consiste à prescrire des antidépresseurs ou des antiépileptiques, à doses modérées. La seconde approche est non pharmacologique, comme la méthode de neurostimulation externe grâce à un petit appareil porté quatre à six heures par jour.

On donne aussi des antiépileptiques qui diminuent l’excitabilité des neurones.

On ne parvient à soulager que partiellement la douleur, avec une diminution de 30 à 50% des symptômes chez la moitié des patients, et d’importants effets secondaires, vertiges, nausées, sécheresse de la bouche, rétention d’urine, prise de poids…

Une nouvelle méthode

Il s’agit d’un traitement médicamenteux prescrit en cas d’échec des thérapies classiques, extrait du piment rouge, la capsaïcine.

La douleur étant transmise par des neurotransmetteurs, l’application d’un patch imbibé de cette substance libère les fibres nerveuses conductrices enflammées par les sécrétions excessives d’histamine et de sérotonine. En conséquence, la souffrance peut diminuer fortement.

Le médecin porte des gants spéciaux, et repère d’abord la zone douloureuse avec un marquage sur la peau qu’il recouvre d’un anesthésique local. Une heure après, il peut appliquer le patch.

Le patch restera en place trente minutes pour les atteintes au niveau des pieds, soixante pour les autres parties du corps. Ce traitement nécessite une hospitalisation d’une journée.

L’efficacité de cette nouvelle méthode a été déterminée par cinq études qui ont toutes mis en évidence une nette diminution de la douleur durant plusieurs mois et plus ou moins ­importante selon les patients. Dans les meilleurs cas, de 40 %.

Lorsqu’il est appliqué à la zone douloureuse de la peau pendant 30 ou 60 minutes puis retiré, le patch peut soulager la douleur durant une période maximale de trois mois. Au bout de trois mois, le traitement peut être ré-appliqué, le cas échéant.

Le patch injecte une forte dose de capsaïcine sous forme synthétique directement dans les nerfs hyperactifs de captage de la douleur de la peau, qui constituent la source des douleurs neuropathiques.

Appliquée sur la région de la douleur, la forte concentration en capsaïcine contenue dans le traitement est libérée rapidement, ce qui surexcite les nerfs de captage de la douleur dans la peau.

La surexcitation des nerfs de captage de la douleur les rend « non fonctionnels », c’est-à-dire non réactifs aux stimuli qui provoqueraient normalement une sensation de douleur chez les patients souffrant de douleurs neuropathiques périphériques.

(Sources : parismatch.com/ caducee.net)

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