mardi 2 août 2011

EN BREF - 2 08 2011 - 3:13 -

ATTENTION AU TEMPS ORAGEUX

L’atmosphère est magnétique, le temps orageux, le baromètre très bas, il y a de l’électricité dans l’air. C’est le moment où l’on enregistre une recrudescence des querelles familiales, de l’agressivité chez les automobilistes et les piétons. C’est aussi le moment où le malade chronique “météorosensible” peut voir s’amplifier les symptômes douloureux de la maladie dont il souffre…

Le temps exerce une influence sur la santé et le comportement humains. Chacun en est plus ou moins conscient, et rares sont ceux dont l’organisme supporte sans désagrément les variations barométriques journalières ou saisonnières, le vent, l’humidité, la chaleur, le froid, l’ionisation positive ou la pollution atmosphérique dans les villes.

Chez le nourrisson, l’état atmosphérique provoque diarrhée, agitation, convulsions, fièvre, quelques heures avant l’orage.
Quant aux adultes, même les moins nerveux ont parfois éprouvé, avant que l’orage n’éclate, angoisse, malaise, oppression,  les « nerfs en pelote », toutes réactions qui cèdent quand surviennent les premiers coups de tonnerre et les premières gouttes de pluie.

Aujourd’hui, la science médicale sait de façon certaine que le fonctionnement organique des humains subit des modifications au gré des perturbations atmosphériques, notamment au niveau des fonctions glandulaires, neurologiques, circulatoires, sécrétoires et psychiques.

On sait également que les bactéries et les champignons pathogènes sont sensibles aux variations atmosphériques et saisonnières, et que la virulence de ces micro-organismes évolue selon les caprices du temps.

La plupart des médecins constatent également qu’il existe des périodes où certaines maladies se déclenchent en plus grand nombre.  

-Les affections virales (grippes, hépatites A, herpès, oreillons, varicelles, zonas, etc.), plus nombreuses en hiver, montent en flèchent entre mi-janvier et mi-février.

-Et si l’infarctus du myocarde s’observe en toute saison, il est plus fréquent pendant les périodes de temps instable, principalement celles qui précèdent et suivent les équinoxes du printemps (mars) et d’automne (septembre).

-Les affections rhumatismales, les troubles de la sphère O.R.L. et les problèmes broncho-pulmonaires sont liées au passage de masses d’air froid et humide, en toute saison.

-La laryngite est plus répandue lorsque l’air est très sec (30 à 40%) ou très humide (80 à 100%).

-Les dermatoses (acné, impétigo, mycose, etc.) se développent principalement en période chaude et humide. Il en va pareillement pour la diarrhée aiguë, plus fréquente en été ou par temps chaud, lourd, orageux.

-Et si des crises d’appendicite aiguë se produisent toute l’année, février est le mois le plus propice à l’éclosion de cette affection.

Basse pression et dépression

Au niveau de la dépression, on constate une phase dépressive plus profonde chez les malades en automne, au début de l’hiver et chaque fois que le baromètre indique une forte baisse de pression atmosphérique.

Le printemps est la saison la plus néfaste pour l’ensemble des maladies mentales (hospitalisations plus nombreuses). C’est également la période de l’année où l’on enregistre le plus de suicides… « La vulnérabilité (aux changements atmosphériques) suppose un terrain propice, une prédisposition, une fragilité particulière », précise le Docteur Attali.  « Si le cardiaque a succombé à la baisse de pression, c’est qu’il s’agissait déjà d’un scléreux au sang trop riche en cholestérol et dont les artères coronaires étaient tapissées de plaques d’athérome qui en rétrécissaient la lumière. Le vent chaud n’a provoqué une toxicose chez le nourrisson que dut fait de la fragilité de ce prématuré. La pleine lune ou les orages magnétiques solaires ne font que favoriser le passage à l’acte.»

En passant, notons que les effets de la pleine lune ou des orages magnétiques solaires sont des faits scientifiquement observables, qui n’ont rien de commun avec les données irrationnelles et hasardeuses de l’astrologie en général et de l’astrologie médicale en particulier.

Limiter les dégâts

Comment diminuer l’impact plus ou moins nocif des perturbations atmosphériques sur notre santé ? Seule une hygiène de vie bien pensée et adaptée aux possibilités de chacun peut nous aider à limiter notre vulnérabilité.

Nous pouvons tout simplement :

-éviter les excès alimentaires (si nécessaire, réduire sa consommation de sucre et de matières grasses d’origine animale

-boire davantage d’eau entre les repas, éliminer les neuro-excitants (alcool, café, tabac, amphétamine, cannabis, etc.)

-limiter l’automédication

-éviter la prise de médicaments quand cela n’est pas indispensable.

Autres éléments importants :

-pratiquer quotidiennement un exercice physique minimum en plein air (oxygénation abondante)

-s’exposer au soleil (modérément) aussi souvent que possible

-éviter le surmenage

-prendre un temps de sommeil suffisant et de fréquents et courts moments de détente pendant la journée.

-Et pratiquer l’hygiène mentale en vue d’acquérir une tournure d’esprit résolument constructive malgré la morosité ambiante…

 (A lire : « Le temps qui tue, le temps qui guérit », de F. Attali, éditions du Seuil et Poche).

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