lundi 26 juillet 2010

LE DOSSIER DE LA SEMAINE - 26 07 2010 - 6:25 -

LA TENDINITE DU COUDE INTERNE

DEFINITION

Les épicondylalgies, longtemps appelées épicondylite et épitrochléite, se manifestent par des douleurs au coude, qui irradient parfois jusqu’au poignet.

Ces blessures ont récemment été renommées, car on sait maintenant que la réaction inflammatoire n’est pas le facteur prédominant. Dans le cas des blessures décrites ici, on assiste à une diminution de la qualité des tissus conjonctifs des tendons.

Le terme tendinite est également inapproprié dans ces cas-ci et qu’il est préférable de parler de tendinose.

Généralement, les épicondylalgies surviennent à la suite de la répétition fréquente d’un même mouvement de la main et du poignet : tennis, désherbage du jardin, usage professionnel du marteau, transport de valises lourdes, souris d’ordinateur et frappe des touches du clavier, etc… Habituellement, c’est le fait de forcer le poignet vers le bas ou vers le haut qui devient nocif.

L’épicondylalgie interne ou « coude du golfeur » (anciennement appelée épitrochléite) représente de 10 % à 20 % des épicondylalgies. Elle touche les golfeurs, mais aussi les personnes qui pratiquent un sport de raquette, les surfeurs et des travailleurs manuels.

La douleur se situe dans la partie intérieure de l’avant-bras, dans la région de l’épitrochlée. L’épitrochlée, aussi appelée épicondyle interne, est une petite saillie osseuse de la face interne de l’humérus (voir le schéma).

L’épicondylalgie interne est la conséquence d’un surmenage des muscles fléchisseurs du poignet. Ces muscles permettent de plier les doigts vers la paume et le poignet vers le bras.

LES CAUSES

Lorsqu’on reproduit souvent les mêmes gestes ou que l’on force de manière inadéquate, de petites blessures apparaissent dans les tendons.

Ces microtraumatismes entraînent une diminution de l’élasticité des tendons, parce que les fibres de collagène réparatrices ne sont pas d’aussi bonne qualité que le tendon original.

L’usure du coude ou l’irritation des nerfs dans le voisinage du coude pourrait aussi être la cause de douleurs et d’inflammation. Même si ces lésions ne provoquent pas toutes les fois une inflammation des tendons, les tissus avoisinants peuvent s’enflammer et nuire à l’articulation du coude.

L’ÉVOLUTION

La douleur persiste habituellement pendant quelques semaines, parfois plusieurs mois. Dans 1 % des cas, les symptômes se prolongent pendant plus d’un an.

Une épicondylalgie non soignée ou mal soignée laisse des lésions qui peuvent engendrer des douleurs chroniques, qui sont beaucoup plus difficiles à guérir.

LES SYMPTOMES

-Une douleur irradiant depuis la partie extérieure (épicondylalgie externe) ou intérieure (épicondylalgie interne) du coude vers l’avant-bras et le poignet. La douleur s’accentue lorsqu’on agrippe un objet ou qu’on donne une poignée de main. La douleur irradie parfois lorsque le bras est immobile.

-Une sensibilité au toucher dans la région extérieure (épicondylalgie externe) ou intérieure (épicondylalgie interne) du coude.

-Parfois, il y a une légère enflure du coude.

Quelques conseils :

           -Mettre le coude au repos en évitant les gestes qui ont conduit à la lésion. Cependant, il faut éviter l’arrêt complet des mouvements. En effet, si le repos est une composante essentielle du traitement, une inactivité prolongée peut raidir les articulations (ankylose). Ainsi, il ne faut jamais immobiliser le bras à l’aide d’une écharpe ou d’une attelle.

           -Appliquer de la glace sur le coude de trois à quatre fois par jour, pendant 10 à 12 minutes. Il est inutile d’appliquer des compresses froides ou des sacs magiques (ils ne sont pas assez froids et se réchauffent en quelques minutes). Continuer l’application de glace aussi longtemps que les symptômes persistent.

QU’EST-CE QUE L’EPITROCHLEE ?

L’épitrochlée est une saillie osseuse située sur la partie interne (intérieur) du coude. Il s’agit d’une protubérance osseuse située à l’extrémité inférieure de l’humérus (os situé entre le coude et l’épaule). Elle est située à côté de la trochlée, qui correspond à une sorte de poulie qui permet l’articulation de l’humérus avec le cubitus (un des deux os de l’avant-bras situé à l’intérieur quand la paume de la main regarde en avant). La trochlée permet l’insertion de nombreux muscles qui fléchissent le poignet et les doigts par l’intermédiaire du ligament latéral interne du coude.

L’épitrochléite survient le plus souvent dans la pratique de certaines activités professionnelles qui nécessitent la répétition des mêmes gestes ou pendant la pratique de certains sports de loisir tels que le golfe, le tennis, le base-ball.

Cette inflammation de l’épitrochlée est provoquée par un traumatisme ou un surmenage de l’avant-bras, le plus souvent d’origine sportive. Cette inflammation concerne la couche de cellules osseuses recouvrant l’os dans cette région : le périoste.

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