L’amblyopie est une diminution de l’acuité visuelle d’un œil ou des deux yeux. Communément appelée “oeil paresseux”, cette pathologie se caractérise par une vision faible ou floue d’un oeil, ou des deux yeux (plus rare), en l’absence de cause oculaire établie.

La baisse de l’acuité visuelle est liée à un défaut de connexion entre le cerveau et les organes visuels. L’amblyopie apparaît généralement dans les premières années de la vie et touche environ 3 % de la population.

Il existe deux sortes d’amblyopie:

-organique : le défaut visuel est lié à une lésion oculaire, curable ou non (cataracte congénitale unilatérale, anomalie de la cornée, ptosis).

-fonctionnelle : la diminution de l’acuité visuelle peut être liée à un strabisme ou à différents troubles de la réfraction de l’oeil (myopie, hypermétropie, astigmatisme, anisométropie).

L’amblyopie de l’adulte

Pendant plusieurs années, l’amblyopie était considérée comme non traitable chez l’adolescent et le jeune adulte. Il était établi que le système visuel et les parties du cerveau traitant la vision étaient déjà programmés à l’âge de 8 ou 9 ans.
Plusieurs études ont récemment remis en question cette notion. L’amblyopie peut être renversée chez environ un tiers des adultes et des enfants, par l’occlusion d’un oeil et le port de lunettes.
Cependant, si le traitement n’apporte aucune amélioration de la vision en 3 mois, il est peu probable qu’il soit efficace au-delà.

Et les triptans ?

Commercialisés depuis le début des années 1990, les triptans sont des médicaments spécifiquement destinés à traiter la crise migraineuse. Ils existent sous formes de comprimé, de spray nasal ou de préparation injectable en mode sous-cutanée. Ils sont également utilisés dans le traitement des algies vasculaires de la face.

J’ai vainement cherché des documents établissant un lien entre les troubles de la vision et les triptans.

Tous les neurologues confirmeront le fait qu’un usage abusif de triptans (Naramig, Zomig, Maxalt, Relpax…etc) contribue à entretenir un fond migraineux, défini généralement comme “céphalée de tension”. Les migraineux eux-même, au bout de mois, voire d’années à essayer de juguler leurs crises de migraines se rendent compte du raccourcissement significatif de l’intervalle entre deux crises.

Les effets secondaires connus des triptans sont le plus souvent: des vertiges, une somnolence, une fatigue, une sécheresse de bouche, une sensation de chaleur ou, inversement, des sueurs froides. Ils peuvent également provoquer une sensation d’oppression au niveau de la gorge ou de la poitrine, des douleurs musculaires, notamment dans la nuque, ou une augmentation de la pression artérielle. L’ensemble de ces signes est rassemblé parfois sous le nom de « syndrome des triptans ».

Mais personne, et aucun document, ne signale les effets des triptans sur la vision: amblyopie et diplopie (vision double), altération du champ visuel, nystagmus, conjonctivite… Dommage !