Dans un article publié par le British Medical Journal, deux professeurs américains dénoncent les pratiques de Susan G. Komen for the Cure, la plus grande organisation caritative à militer en faveur du dépistage systématique et généralisé par mammographie.

Déjà, en avril, dans “Le Soir”, on pouvait lire ceci: “Pour 2500 femmes dépistées, un décès par cancer du sein est évité, mais six à dix patientes se voient imposer des traitements lourds alors qu’elles ne souffrent que de formes bénignes de cancer du seinLe prix humain de ce “surdiagnostic” n’est guère anodin: 1169 à 1948 femmes ont inutilement subi des interventions chirurgicales ou des chimiothérapies.”

Et c’est en 1970 aux Etats Unis  que  le mythe de l’existence d’un seuil en dessous duquel l’exposition aux radiations serait sans danger, fut exposé pour la première fois par le Dr John Gofman. Un chercheur reconnaissait même que “de tous les cancers susceptibles d’être liés aux radiations, le cancer du sein est celui qui est le mieux quantifié”.

Aujourdhui, des médecins américains écrivent: “si le dépistage peut réduire très modestement le risque de décès d’une femme par cancer du sein, il comporte aussi des risques majeurs. Ce bénéfice de la mammographie a l’air si important qu’il est difficile d’imaginer pourquoi quelqu’un voudrait renoncer au dépistage. Il faudrait être fou. Mais c’est cette campagne de promotion qui est folle”.

Pour chaque vie sauvée par la mammographie, l’imagerie conduit à un surdiagnostic chez 2 à 10 femmes, dont beaucoup subissent des interventions et des traitements inutiles, ajoutent ces mêmes professionnels.

En France, peut-on lire sur le site riche et bien informé “lanutrition.fr”,  l’Institut National du Cancer, le ministère chargé de la Santé et les régimes d’Assurance Maladie qui organisent chaque année l’opération « Octobre rose » pour convaincre les femmes de 50 ans et plus d’aller se faire dépister, passent aussi allègrement sous silence les inconvénients du dépistage et en exagèrent les bénéfices”.

(Sources: lanutrition.fr)