Aujourd’hui, 1 personne sur 10 après 65 ans est touchée par la maladie d’Alzheimer en France. La médecine piétine et les traitements se révèlent souvent peu efficaces. mais, dans le même temps, des approches thérapeutiques non médicamenteuses se développent et font leurs preuves.

Quel est l’objectif ?

Améliorer la qualité de vie des malades ainsi que leurs capacités cognitives et réduire les troubles du comportement. “Il est aujourd’hui établi que la stimulation cognitive retarde la progression de la maladie d’Alzheimer et améliore le quotidien des personnes atteintes“, affirme le docteur Bonté, gériatre et responsable de l’hôpital de jour psycho-gériatrique de la Fondation hospitalière Sainte-Marie à Paris.

Concrètement cela se traduit par la mise en place d’ateliers d’art thérapie, de musicothérapie, la visites de musées, etc. Chez des personnes apathiques, en retrait, qui refusent parfois de sortir et de créer des liens avec l’autre, ces initiatives ont toute leur importance.

Ainsi, l’Institut Sainte Marie a organisé une visite gustative des cuisines de la célèbre maison Potel et Chabot. Au programme de cette sortie gourmande, confection et dégustation de sablés, sucettes chocolatées et guimauves. Ce type d’atelier permet de faire participer activement les malades à l’élaboration des pâtisseries, de canaliser leur attention et fait appel à la mémoire des gestes.

“Ces activités réveillent chez les patients d’anciens souvenirs et stimulent leurs capacités préservées et leur sensibilité. Le plaisir retrouvé de faire et la fierté de montrer à leurs proches leurs productions contribuent à apaiser la dépression et l’anxiété”, confirme le docteur Florence Bonté.