jeune-femme-mal-de-ventre-webCela fait des années que les chinois parlent de deuxième cerveau. Nous autres, grands esprits, toujours la tête dans les nuages, persuadés que notre esprit cartésien détenait la vérité ne voulions rien entendre. Et pourtant…Depuis 15 ans, des études s’accumulent pour montrer que des perturbations de la flore intestinale sont un facteur de déclenchement de maladies mentales telles l’autisme, le trouble bipolaire, la schizophrénie, ou la dépression.

On connaît depuis longtemps les liens entre certaines émotions et états mentaux (la peur, l’anxiété ou la dépression par exemple) et l’appétit ou la digestion. Mais les scientifiques n’y voyaient qu’une communication du cerveau vers le ventre.

“Maintenant, selon certains chercheurs, une nouvelle compréhension des billions de microbes vivant dans notre intestin révèle que cette communication ressemble plus à une super autoroute à plusieurs voies qu’à une route en sens unique”.

Les travaux de scientifiques canadiens ont notamment révélé que “les perturbations de la chimie du cerveau observées chez les patients souffrant de pathologies neuropsychiatriques, comme l’autisme, la dépression et la schizophrénie, peuvent modifier la physiologie du côlon, en l’occurrence le transit intestinal, et impacter la composition de la flore intestinale”.

Notre tube digestif abrite une communauté microbienne comptant près de cent mille milliards de bactéries. Composé d’environ un millier d’espèces différentes, ce « microbiote intestinal » représente une diversité génétique énorme. Ces dernières années les recherches ont bien avancé: ainsi on a démontré que certaines maladies étaient associées à des déséquilibres du microbiote, nommés “dysbioses“.

L’encéphalopathie hépatique est l’une d’elles. Ce syndrome neuropsychiatrique se manifeste, entre autres, par de l’anxiété et des troubles de l’humeur et de la cognition. Il est principalement causé par une insuffisance hépatique (un dysfonctionnement du foie), mais il se caractérise aussi par une composition particulière du microbiote intestinal.

Il est troublant de constater que la plupart des enfants et des adultes présentant des difficultés d’apprentissage, des troubles psychiatriques et des allergies souffre également de problèmes digestifs, souvent si sévères que ce sont eux que les patients (ou leurs parents) évoquent en premier.

En étudiant la relation du couple cerveau-intestin, on s’aperçoit que le nerf vague assure la transmission des infromations entre les deux systèmes. Notre ventre abrite cent milliards de bactéries. C’est la diversité de ce fameux “microbiote” qui influence la personnalité, l’humeur, les émotions et provoque l’apparition de nombreuses pathologies.

D’où le rôle essentiel de l’alimentation dans la survenue des troubles mentaux, car nous sommes ce que nous mangeons !

(Sources: blog.lemonde.fr/ pourlascience.fr/nutrition-holistique.ch/future.arte.tv/fr)