On a a bien fêté le passage à la nouvelle année, et on l’a bien arrosé. C’était hier. L’année dernière. Aujourd’hui, tête au carré et gueule de raie. Réveil douloureux, bouche pâteuse, quelques nausées, des vertiges et un marteau piqueur dans la tête. surtout il existe un marteau piqueur dans la tête.

Mais qu’as tu mis dans le café ?

…Enfin, dans le champagne, ou dans les cocktails, ou dans ce bon vin si gouleyant…et voici qu’on a le foie en marmelade. Le foie ? Contrairement à une idée répandue, il n’y est pas pour grand chose.

En revanche il va jouer un rôle majeur dans la détoxication de l’alcool, ce qui explique en partie la fatigue qui suit ces agapes.

C’est le métabolisme de l’alcool qui est en cause, en particulier sa dégradation en “acétaldéhyde“, une substance 30 fois plus toxique pour notre organisme que l’alcool. Son accumulation, par dépassement des capacités d’élimination, serait en partie responsable des maux de tête et des vomissements.

Ces symptômes désagréables sont d’autant plus graves que l’alcool consommé contient du méthanol dont la teneur varie en fonction du breuvage, dans l’ordre décroissant : brandy, vin rouge, rhum, vin blanc, gin et vodka.

Pour éliminer les toxines ainsi engrangées,  le rein doit “chasser” aussi de l’eau, ce qui  explique l’augmentation du volume des urines et la déshydratation avec sensation de soif et maux de tête.

Les nausées et vomissements sont provoqués par la gastrite alcoolique (effet toxique direct de l’alcool sur l’estomac).

La tolérance à l’alcool est de plus variable selon « l’entraînement », selon le poids du sujet, selon le sexe (la femme est 2 à 3 fois plus sensible), et selon les races.

De l’eau, de l’eau !

Au lieu de se renfoncer dans le lit, la tête sous les draps, dans un état comateux, il faut prendre les choses en main si l’on ne veut pas que cela dure trop longtemps.

Les maux de tête seront combattus avec du paracétamol. Eviter l’aspirine qui va aggraver la gastrite et qui interfère  au niveau des enzymes avec la dégradation de l’alcool.

Pour les nausées, je conseille fortement (et oui !) le coca cola glacé ou  le jus de citron.  Les brûlures d’estomac ou les remontées acides peuvent être calmées avec le bon vieux Bicarbonate de soude si on n’a pas un ou deux sachets de Smecta sous la main. Boire de l’eau de Vichy Célestins ou Saint Yorre si on a pensé a en acheter avant le réveillon. La vitamine C permettra d’atténuer la fatigue.

N’oublions pas que l’alcool est éliminé à la vitesse de 0,1 à 0,15g/l par heure et que donc si on se couche à 3 H du matin avec un taux d’alcoolémie élevé, on risque des complications si on prend alors le volant en se croyant à jeun. De même si on absorbe certains médicaments incompatibles avec l’alcool (anxiolytiques, hypnotiques, antibiotiques, etc...).

Le mieux évidemment est de prévenir:  une certaine modération évitera ce désagrément qu’est la gueule de bois qui vous fait jurer qu’on ne vous y reprendra pas (jusqu’à l’année prochaine!). Et boire de l’eau en même temps ou après l’absorption d’alcool favorisera son élimination et évitera la déshydratation.

(sites à consulter: gueuledebois.info – lemonde.fr)