La digitale pourpre, encore appelée “gant de Notre-Dame”, “queue de loup”, doigt de la vierge” ou “gobe-mouche”, est une plante vivace qui fleurit de juin à septembre. On la trouve à l’état sauvage dans les clairières, au bord des chemins ou en montagne, car elle peut résister jusqu’à 1 800 mètres d’altitude.

La Digitalis Purpurea ou Digitale pourpre fait partie de la famille des scrophulariacées, plantes herbacées au nombre de trois mille, réparties en quelques 280 genres, dans le monde entier. La plante présente des fleurs disposées en longs épis, en forme de cloche allongée, de 4 à 5 cm de long, pourpres, parfois blanchâtres, à taches plus foncées à l’intérieur.

Au XVIIème siècle, en Angleterre, on administra pour la première fois une infusion de feuilles de digitale à un malade souffrant d’hydropisie d’origine cardiaque (gonflement de tout le corps par défaillance du cœur). Quelques années plus tard, la digitale fut incluse dans la Pharmacopée d’Edimbourg.

Les principes actifs proviennent d’un glucoside caractéristique, la digitaline, encore appelée digitoxine ou digitoxoside. La digitale, en augmentant l’élasticité du cœur et en diminuant la fréquence de ses batte­ments, régularise la fonction du muscle cardiaque et relève la pression artérielle. De plus, la digitale agit sur tous les troubles provoqués par une mauvaise circulation (congestions, stases, œdèmes) et régularise la fonction rénale.

Attention: l’administration des principes actifs de la digitale doit être limitée dans le temps, car ceux-ci sont difficilement éliminés par l’organisme, et une accumulation excessive peut provoquer des formes d’empoisonnement parfois  graves (troubles cardiaques, digestifs, vertiges, céphalées, douleurs articulaires). La digitale ne doit jamais être prise en automédication mais doit être prescrite exclusivement par un médecin.