Appelée aussi “Primevère commune, pâte-de-verre, pâquerette des boeufs, boubou, pain-de-cocu, chausse-de-loup, prime-flou, ou brassière”, la primevère acaule est l’une des premières fleurs printanières.

Au XVIIIè siècle, ses fleurs jaunes, symbole du libertinage (“le jaune cocu du coucou”), étaient portées pour se rendre à des rencontres galantes.

Sous la Régence, les courtisanes et les rouées en portaient directement sur la peau lorsqu’elles se rendaient à un souper fin ou à un rendez-vous galant (on croyait que cette fleur aiguisait l’appétit sexuel). Elles entraient dans la composition des philtres d’amour.

Au XIIè siècle, elle était préconisée par Sainte Hildegarde comme remède contre la mélancolie.

En tisane, la fleur est légèrement sédative et convient aux affections respiratoires. En applications externes (compresses), elle atténue la couperose et les démangeaisons cutanées, comme les piqûres d’insectes. La racine est employée pour l’hygiène buccale.

(Sources: jardin-et-ecotourisme.fr/ natureugine.info)