La faim désigne la sensation, apparaissant après un certain temps sans manger, qui pousse un être vivant à rechercher de la nourriture. Cela se produit quand le niveau de glycogène dans le foie tombe sous un certain niveau, précédant habituellement le désir de manger.

Cette sensation, souvent déplaisante, provient de cellules sensibles à une très faible chute de la glycémie, localisées dans l’hypothalamus, puis est libérée par des récepteurs dans le foie. Bien qu’un être humain puisse survivre plusieurs semaines sans manger, la sensation de faim commence en général après quelques heures sans avaler de nourriture.

Les contractions liées à la faim

Une contraction due à la faim dure environ 30 secondes, et les douleurs continuent pendant 30 à 45 minutes, puis la faim persiste pendant 30 à 150 minutes. Les contractions individuelles sont d’abord clairement séparées, mais deviennent quasiment continues après un certain temps.

L’état émotionnel de la personne peut faire varier les contractions. L’intensité de la faim dépend aussi de la glycémie et devient plus élevée pour les diabétiques. La faim atteint sa plus grande intensité après trois à quatre jours mais peut diminuer les jours suivants sans disparaître cependant. Les contractions sont plus intenses pour les sujets jeunes, en bonne santé et avec un fort taux de tonus gastro-intestinal. Les intervalles entre les contractions augmentent avec l’âge.

Régimes ou grignotages brouillent les signaux de la faim et de la satiété, et nous poussent à manger n’importe quoi et n’importe quand, nous amenant le plus souvent à confondre “l’envie de manger” avec la réelle sensation de faim.

Comment faire la différence ?

Cette question est sans doute stupide. Mais oui. Si je sors de table et que je pense furieusement aux biscuits au chocolat dans le placard, la faim n’est pas d’actualité. Mais si j’ai crapahuté pendant 5 heures en montagne et que je ressens un petit creux, un besoin de faire une pause et de manger quelque chose, là oui, il s’agit bien d’un petit coup de faim.

La faim est une sensation physiologique. Elle répond à un besoin d’énergie de l’organisme. Cette énergie est apportée exclusivement par notre alimentation, à travers les nutriments des aliments. Creux dans le ventre, bruits et gargouillis, parfois même impression de faiblesse, sueurs, vague mal de tête sont autant de sensations (désagréables) de faim.

Quand on passe de régime en régime, de diète en privation, d’excès en sacrifices, survient une incapacité à identifier sa faim ou à la respecter : on mange pour se détendre, pour s’occuper,  pour combler le vide, pour se calmer, pour passer le temps…en un mot, on mange sans faim.

Si elle est permanente, la (pseudo) sensation de faim n’est pas une réalité. C’est souvent un état subjectif trompeur qui traduit un manque d’une autre nature : une anxiété, une réaction à l’ennui ou à l’inaction. Ces phénomènes entretiennent des pulsions, font naître une obsession. On peut en arriver à une pathologie qui se nomme l’hyperphagie.

Qu’est-ce que l’hyperphagie ?

L’hyperphagie est un trouble du comportement alimentaire qui toucherait près de 600 000 personnes. Hyperphagie, en latin, signifie « trop » (hyper) « manger » (phagie). Cette pathologie se manifeste par une envie irrésistible de manger sans réelle sensation de faim. Les quantités de nourriture consommées sont importantes et englouties sans mastication. La nourriture est absorbée en continu. Ce symptôme fait partie de la boulimie, qui est une pathologie d’origine psychiatrique. La boulimie survient par crises d’hyperphagie suivies par un mal-être profond, un mélange de honte et de culpabilité.

Contrairement à la boulimie, l’hyperphagie n’est pas suivie de vomissement, le poids n’est donc pas sous contrôle. L’hyperphagie touche autant les femmes que les hommes, et a une cause psychologique. Il peut s’agir de compensation et de consolation suite à un sentiment de solitude ou un manque de confiance en soi.

Conseils

Les nutritionnistes membres du Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids (Gros) fondent leur travail sur les sensations alimentaires. Quelques conseils parmi ceux qu’ils prodiguent à leurs patients.

Avant le repas
Attendre d’avoir faim pour manger.
Ne pas démarrer la journée en prévoyant de se restreindre.

Pendant le repas
Ne pas se forcer à finir son assiette, s’arrêter au moment où le plaisir disparaît.
Se consacrer entièrement à son repas (pas de télévision, ni de livre ni de radio).
Prendre le temps de déguster les aliments, de les regarder, de les sentir, puis les manger doucement.
En cas d’envie d’une collation entre les repas, s’obliger à s’asseoir pour la manger et la déguster.

Après le repas
Noter dans un carnet ce que l’on a mangé et ce que l’on a éprouvé à ce moment-là comme émotion.
Ne pas se reprocher ce qui a été mangé avec excès.
Se rassurer en se disant que l’on attendra d’avoir vraiment faim pour prendre le repas suivant.

A consulter: www.psychologies.com/ wikipedia.org/ www.gros.org)