Syndrome d’abandon, sentiment d’abandon, peur de l’abandon, les mots sont nombreux pour décrire ce mal. Dans la jalousie, par exemple, il y a parfois (souvent ?) à la base une peur de l’abandon et un manque de confiance en soi.

Il n’est pas toujours possible de déterminer si un abandon a réellement eu lieu dans l’enfance. Mais il demeure certain que subjectivement, c’est l’effet que certains événements ont eu sur nous. Les comportements qui ont été perçus comme un abandon se sont produits à une période où nous étions particulièrement vulnérables à ces messages affectifs.

L’expérience d’un abandon nous laisse avec une grande insécurité quant à notre valeur comme personne. Plus ou moins consciemment, nous craignons que ce rejet se répète dans nos relations actuelles. Certains se protègent de cette expérience douloureuse éventuelle en évitant de se lier vraiment.D’autres s’accrochent, en quelque sorte, en ayant sans cesse la peur d’être laissés s’ils osent un tant soit peu être eux-mêmes. D’autres enfin, contre toute logique, font en sorte de provoquer cet abandon tant redouté. Il leur semble impossible de faire autrement dans une relation qui a de l’importance.

Le sentiment d’abandon est lié intimement au besoin d’être aimé et considéré, de recevoir une confirmation de notre valeur comme personne. Nous attendons cette confirmation des êtres qui comptent le plus pour nous. Au départ, il s’agit de nos parents, mais plus tard, nous le vivons avec d’autres personnes. Il s’agit d’un besoin fondamental qui joue un rôle important sur la solidification de notre identité personnelle.

Le couple est souvent le lieu où nous réglons nos comptes avec notre enfance, remarque Catherine Audibert. Et nous projetons sur l’autre les angoisses du passé. “

(Sources: redpsy.com- A lire: “L’Incapacité d’être seul” de Catherine Audibert, éditions Payot)