Dans certains cas, des douleurs sont mal interprétées par le cerveau en raison du trajet de certains nerfs. On les appelle des « douleurs irradiées ». Celle de l’aine, lors d’une arthrose de hanche, est un bon exemple. Mais il en existe d’autres, comme celle des douleurs des mâchoires et du bras gauche, qui traduit parfois une atteinte cardiaque. Autres douleurs irradiées : celle des dents pouvant se manifester dans l’oreille ; celle d’une pneumonie qui peut faire mal à l’épaule droite ou encore celle de la hanche traduisant une arthrose du genou.

La hanche

Une grande partie des douleurs qui touchent la hanche ne proviennent pas de cette articulation. Il s’agit de douleurs dites « projetées« , c’est-à-dire survenant à distance de leur véritable origine. Ce qui vous fait souffrir, ce sont les terminaisons nerveuses d’une zone de peau plus ou moins étendue, mais ce nerf est en réalité irrité à son départ de la colonne vertébrale ou plus rarement sur son trajet au milieu du corps.

L’exemple le plus connu de douleur projetée est la sciatique, dont la cause principale, la hernie discale lombaire, est bien connue. La sensibilité de toutes les régions du corps est assurée par des nerfs qui partent de la colonne vertébrale. La hanche comme d’autres régions peut être le siège d’une douleur projetée.  Ces nerfs partent de la partie la plus surmenée de la colonne lombaire.

Une morphologie particulière prédispose à ce surmenage: cambrure importante, surpoids, bassin large, affaiblissement de la ceinture musculaire abdominale. Ce sont en grande majorité des femmes qui présentent ces douleurs projetées.
Leurs caractéristiques: des élancements très localisés, mais plus souvent une zone assez large qui fait le tour extérieur de la hanche et remonte un peu vers les lombaires. Souvent c’est une douleur de l’aile iliaque, extrêmement désagréable, d’autant plus que les calmants n’arrivent pas à soulager. La douleur n’est pas tellement liée aux efforts ou à la marche, mais plutôt aux positions, et particulièrement aux changements de position: s’extraire du lit, d’un siège, d’une voiture, sont des moments très difficiles.

Le dos

En fait, une “douleur irradiée” signifie que la douleur à un endroit a pour origine un autre point. Elle est souvent décrite comme étouffée ou endolorie, fait parfois des allées et venues et migre fréquemment vers d’autres zones. Elle peut se répandre du bas du dos à l’aine, au bassin, aux fessiers ou à la cuisse.

Une douleur irradiée peut venir d’une blessure des nerfs, des disques ou des articulations du bas du dos. Une forme courante de ce type de douleurs est la maladie dégénérative du disque, qui peut entraîner une douleur irradiée des hanches et de l’arrière des cuisses. Il n’est pas rare que les organes en mauvaise santé renvoient la douleur aux muscles et à d’autres parties du corps.

Les dents

La douleur dentaire est une expérience sensorielle et émotionnelle déplaisante, associée à une destruction réelle ou potentielle tissulaire.

Elle fait partie des douleurs les plus rencontrées en raison de sa fréquence et de son intensité qui la rendent quasiment insupportable. Elle correspond à un mécanisme neurologique bien identifié, elle résulte d’un influx nerveux nocicepteur vers le cortex cérébral, cet influx rencontre sur son trajet des barrages qui vont moduler le message douloureux.

La douleur peut être dentinaire, pulpaire ou péri apicale. Elle est due à l’excitation de récepteurs situés au sein du complexe pulpo-dentinaire et pulpo-parodontal.

L’oreille

Certaines douleurs d’oreille viennent d’un problème au niveau de la gorge. Le tympan possède une très riche innervation, c’est à dire que sa sensibilité est procurée par des nerfs de diverses origine.

Parmi ceux-ci, certains nerfs donnant la sensibilité de la  » gorge  » (du pharynx) envoient une branche nerveuse (on l’appelle en médecine un  » rameau « ) vers le tympan. S’il existe au niveau de la gorge une irritation à ce niveau (inflammation, plaie, infection…), la stimulation du nerf produira en réaction une excitation de la branche vers l’oreille. Cela se traduira par une sensation d’otite alors que le tympan est parfaitement normal. Seul le traitement du problème initiateur, c’est à dire situé au niveau de la gorge, permettra de la faire disparaître.

(Sources: www-sante.ujf-grenoble.fr / www.pudendalsite.com / www.rhumatopratique.com. /www.kinehmtc.com / www.docteurrouxel.com / www.gereso.com)