Mais d’où viennent donc l’aspirine, la quinine ou encore la pénicilline ? Du saule, utilisé par Hippocrate (et oui, le serment des médecins, c’est lui !) il y a quelques 2400 ans, d’un arbuste originaire d’Amérique du Sud connu au dix-huitième siècle sous le nom de quinquina, et d’un champignon microscopique appelé Penicillium notatum.

Pendant une période très longue de l’Histoire, les hommes n’avaient guère, pour se soigner, d’autres moyens que les plantes. De tous temps, ils se sont rendus dans les montagnes, dans les bois, dans les champs pour y trouver les végétaux, récolter les résines et les gommes. Et voici qu’aujourd’hui, les plantes sont de retour. Les tisanes, gélules, huiles essentielles et élixirs floraux n’ont jamais eu autant de succès. De la beauté à la forme en passant par la mémoire, le champ d’action de ces produits semble infini.

De nouvelles méthodes d’extraction de leurs principes actifs ont permis l’avancée de la phytothérapie. C’est notamment le cas des extraits fluides de plantes fraîches standardisés (EPS), répondant à un cahier des charges extrêmement rigoureux et mis à la disposition des professionnels de la santé. En pratique, la plante est d’abord congelée, puis broyée à des températures négatives. Suit une multiextraction de toutes les substances, solubles aussi bien dans l’eau que dans l’alcool. Cela donne un produit stable, cinq à quinze fois plus concentré en principes actifs qu’après une extraction traditionnelle.

Depuis le début des années 2000, trois à quatre références de ces nouveaux extraits enrichissent chaque année la panoplie de ces médicaments naturels capables de restituer au mieux le potentiel thérapeutique de la plante médicinale”, note le Dr Lorrain, auteur de “100 questions sur la phytothérapie”.

Les 55 EPS (extraits fluides de plantes standardisées) actuellement disponibles peuvent être mélangés sous la forme d’une préparation magistrale “pour confectionner une variété phénoménale de traitements personnalisés“. Il est désormais possible d’y recourir pour soigner un nombre croissant de maladies.

(Sources: lepoint.fr/ doctissimo.fr/ revue3emillenaire.com)