Des chercheurs de l’université de Montréal, au Canada, ont analysé plus de 250 cauchemars et 430 mauvais rêves relatés par plus de 570 personnes. Qu’est-ce qui nous réveille la nuit et nous fait peur ?

Les dix cauchemars les plus fréquents

Par ordre d’importance :

-L’agression physique est cité par un tiers des personnes faisant des cauchemars.

-Les conflits interpersonnels (mauvaise entente au travail, en couple…) arrivent en deuxième position avec 29,5 %.

-L’échec prend la troisième place avant 17 %.

-Les problèmes de santé sont l’inquiétude de 12 % des personnes faisant des cauchemars.

-L’inquiétude, l’appréhension qui peuvent être le signe d’un certain mal-être perturbent les nuits de 11,4 % des personnes.

-Etre poursuivi, pourchassé, inquiète 7,6 % des mauvais dormeurs.

-Les forces maléfiques perturbent les nuits de 7 % d’hommes et de femmes.

-La peur des accidents touche 6,3 % des gens.

-Les catastrophes qui s’enchaînent jour après jour aux informations, qu’il s’agisse de guerre, d’inondations, de tempêtes, surgissent la nuit chez 5,4 % des personnes.

-La peur des insectes : araignées, guêpes… gênent les nuits de 5,3 % des mauvais dormeurs.

Tout le monde a connu des rêves anxiogènes et effrayants. Ces expériences peuvent être répétitives et s’avérer traumatisantes. Pour certains, les rêves déplaisants se répètent dans leur contenu. Pour d’autres, le contexte change tandis que le thème reste le même. Les cauchemars récurrents apparaissent systématiquement dans les situations de stress post-traumatique.

L’origine des cauchemars et leur signification

Le terme cauchemar vient de “quauquemaire“, issu du terme “cauquer” signifiant fouler et du néerlandais “mare” signifiant fantôme. Il traduit une angoisse, une peur, et met en scène, dans la majorité des cas, un événement récent. Cela peut aussi ramener des souvenirs plus lointains, vieux de plusieurs mois ou années.

Les cauchemars dits post-traumatiques, surviennent à la suite d’un accident, d’une guerre, d’un suicide… ils se font beaucoup plus récurrents que les autres. Parfois, les cauchemars peuvent aussi être causés par une maladie, ou des douleurs chroniques.

Lorsqu’un cauchemar devient récurrent, cela peut être très perturbant, non seulement durant le sommeil mais aussi au cours de la journée. Il est alors nécessaire d’y faire face plutôt que de l’ignorer afin qu’il évolue en rêve moins menaçant. Certains psychologues expliquent que le traitement des cauchemars permet de dépasser ses peurs et facilite l’évolution spirituelle.

Et les enfants ?

Ils font plus de cauchemars que les adultes. Un bébé est sans cesse assailli de nouvelles images, de sensations, d’odeurs, de sons et par delà, d’émotions fortes. Ce n’est que durant la période de sommeil que le nourrisson élimine ce trop-plein d’informations.
Jusqu’à 5 ans, l’enfant fait souvent des rêves de fantômes, de dragons, de poursuites de voleurs qu’il a vues à la télé ou dans les livres. Certains enfants rêvent aussi de conflits, avec leurs frères et sœurs ou avec leurs parents. Ils ont encore des difficultés à exprimer leurs ressentis. Normalement, les années passant, leur langage se structure, les enfants parviennent à s’expliquer leurs émotions et sensations, font moins de cauchemars.

(Sources: swagactu.com/beatrice.milletre.free.fr/www.aufeminin.com)