La douleur est une impression anormale et pénible reçue par une partie vivante et perçue par le cerveau. C’est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à un dommage tissulaire présent ou potentiel. Le message nociceptif (douloureux) résulte d’une stimulation douloureuse au niveau des terminaisons nerveuses des tissus cutanés, musculaires et articulaires ainsi que les viscères.

Ce message est ensuite véhiculé par les “nocicepteurs” (voies afférentes) qui sont des fibres spécifiques des nerfs. Le ressenti de la douleur ou nociception est un processus physiologique qui repose sur 4 étapes. Ces étapes font intervenir des effecteurs chimiques spécifiques:

-au niveau de la zone sensible, se produit la transduction, c’est à dire la transformation d’une stimulation (mécanique, thermique…) en message nerveux considéré comme douloureux par les nocicepteurs.

-l’activation des terminaisons périphériques peut être directe ou se faire par l’intermédiaire de facteurs chimiques.

-la sensibilité périphérique est transmise par des fibres Abéta (informations sensorielles non douloureuses comme des frottements ou des vibrations), Adelta et C (messages douloureux).

-c’est au sein de la moelle épinière que s’exerce la fonction de modulation: ainsi une modulation descendante permet de contrôler la douleur entraînant même une analgésie de la zone touchée.

Il peut aussi y avoir des phénomènes d’amplification des messages douloureux: la sensibilisation périphérique est alors à l’origine d’une réponse exagérée à un stimulus. on parle d’hyperalgie périphérique.

D’autre part il ne faut pas oublier que la douleur s’accompagne d’une composante affective ou cognitive puisque cette douleur a un sens pour la personne qui la ressent.