La lèpre est une maladie connue depuis l’Antiquité : les premières descriptions dateraient de 600 ans avant Jésus Christ. Pendant très longtemps et dans beaucoup de pays, elle resta une maladie honteuse car on considérait les lépreux comme frappés d’une malédiction les vouant à l’isolement et à l’exclusion sociale.

Ce qui,  en 1909, à la demande de la Société de pathologie exotique, provoqua « l’exclusion systématique des lépreux » et leur regroupement dans des léproseries comme mesure essentielle de prophylaxie.

La lèpre (ou maladie de Hansen) est une maladie infectieuse chronique due à Mycobacterium leprae (bactérie proche de l’agent responsable de la tuberculose) touchant les nerfs périphériques, la peau et les muqueuses, et provoquant des infirmités sévères. Elle est endémique dans certains pays tropicaux comme l”Asie.

Aujourd’hui, même si la terreur mythique n’a pas disparu de certains pays, on estime entre 1 et 2 millions le nombre de personnes au monde qui ont contracté la lèpre et qui nécessitent des soins de la part de la communauté où elles vivent. En effet, elle est encore largement répandue en zone intertropicale.

En France, la lèpre est le fait de cas d’importation de personnes qui ont contracté la maladie dans leur pays d’origine. L’OMS recense environ 700.000 nouveaux cas chaque année dans le monde, et 2 millions de personnes souffrent de graves infirmités consécutives à cette maladie.

Il y a environ 2000 personnes en France chez lesquelles la lèpre a été diagnostiquée. Il faut se souvenir que la lèpre n’est pas très contagieuse. Ces personnes ne représentent pas un problème de santé publique, et sont prises en charge par notre système de soins dans les unités des maladies tropicales de grands hôpitaux urbains.

(Sources: caducee.net/ missionlepre.org)