topelementL’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime à près de 500 millions le nombre de personnes obèses à travers le monde. L’obésité est le 5 ème facteur de risque de morbidité, et ses complications (diabète, maladies cardiovasculaires) sont responsables de la mort d’environ 2,8 millions d’individus chaque année….

Jusqu’à présent, on parlait de 2 facteurs d’obésité: une consommation accrue d’aliments industriels très caloriques et une augmentation de la sédentarité. Aucun lien à priori avec le cerveau, et pourtant, pourtant, je ne cesse de la répéter, l’obésité (ou la minceur) commence dans la tête et se poursuit dans l’assiette. Nous sommes en proie à des émotions diverses, une palette infinie qui va de la petite contrariété à la grande colère et du vague à l’âme à la dépression. Et ces troubles psychologiques sont à l’origine de notre variation de poids.

L’équipe du Docteur Naftali Stern de l’institut d’Endocrinologie, Métabolisme et Hypertension du centre médical Sourasky de Tel-Aviv s’est intéressée de plus près au rôle précis du cerveau dans la physiopathologie de l’obésité…

Selon une équipe du CNRS, certaines graisses contenues dans le chocolat, les triglycérides, agiraient directement sur le cerveau, en particulier sur le “circuit de la récompense“, contrôlant la motivation et le plaisir à ingérer tel ou tel aliment. Publiée dans la revue “Molecular Psychiatry“, cette étude est la première à conclure que les triglycérides provenant de l’alimentation pourraient agir comme des drogues dures dans le cerveau.

Le docteur Gene-Jack Wang et ses collègues, au Laboratoire National Brookhaven à Upton à New York, ont comparé le scanner du cerveau de dix personnes obèses et celui de dix personnes minces. Les chercheurs ont trouvé non seulement que les personnes obèses avaient moins de récepteurs de dopamine mais aussi, plus la personne est corpulente moins elle possède de récepteurs. Les personnes obèses manquant de récepteurs de dopamine, elles utiliseraient la nourriture pour compenser, de la même façon que le ferait une drogue. “La dopamine est notre système de récompense” explique Dr Gene-Jack Wang dans une entrevue pour Reuters Health. “Les gens obèses utilisent la nourriture pour compenser le système dysfonctionnel de la dopamine.”

Une étude une étude datant de décembre 2015 et reprise par le site Men’s Health avance une autre hypothèse, étonnante: plus le poids devient important, plus la taille du cerveau diminue avec l’âge. Les chercheurs de l’Australian National University affirment que les personnes en surpoids ou obèses auraient un hippocampe moins volumineux que les personnes minces. Les scientifiques ont examiné un échantillon de 733 personnes d’un âge médian de 60 ans dont 70% de femmes chez qui ils ont mesuré à l’aide d’un scanner l’IMC, l’indice de masse corporelle , le tour de taille, le ratio tour de taille-tour de hanche et la graisse abdominale.

Nos résultats confirment la relation entre l’accroissement de l’IMC et la réduction du volume du cerveau chez les sujets les plus âgés et d’âge moyen“, souligne la Dr Sudha Seshadri, de la faculté de médecine de l’Université de Boston, un des principaux auteurs de cette recherche.

Après 8 années d’études ils ont pu également observer que le cerveau rétrécissait davantage chez les personnes en surpoids. Ce phénomène contribue à des déficiences légères de la mémoire, mais expose aussi à des risques de troubles de l’humeur et de démence.
Le processus est le suivant: le tissu adipeux déclenche la libération de molécules inflammatoires dans le corps circulant dans le sang jusqu’au cerveau. L’inflammation agit en diminuant la production de nouveaux neurones et en détruisant ceux qui existent. Scénario terrifiant mais avec une “happy end” car les chercheurs ont découvert également que l’on pouvait stopper l’inflammation et inverser la tendance en perdant du poids.

Les chercheurs de l’Université australienne de Monash à Melbourne ont découvert que la leptine, (hormone de satiété générée par les cellules graisseuses) et l’insuline (fabriquée par le pancréas quand le taux de sucre dans le sang augmente) agissent de concert pour que les neurones du cerveau transforment la graisse blanche (mauvaise graisse qui fait grossir) en graisse brune (qui fait brûler les calories).

(Sources: siliconwadi.fr/sciencesetavenir.fr/haiticulture.ch/medisite.fr/topsante.com)