La dystonie est à la fois un symptôme et le nom d’un groupe de maladies, appelées dystonies.
 Le symptôme, ou la manifestation physique, correspond à des contractions prolongées, involontaires des muscles d’une ou de plusieurs parties du corps, entraînant souvent une torsion ou une distorsion de cette partie du corps.

Le trouble survient à cause du mauvais fonctionnement du système nerveux central, dans la région correspondant aux noyaux gris centraux. La dystonie peut être accompagnée de tremblements, secs, irréguliers et saccadés.

Il existe plusieurs classifications de la dystonie, selon la partie du corps atteinte, selon le fait que sa cause est inconnue (dystonie primaire ou idiopathique) ou qu’elle est secondaire à une blessure, à un contact avec des toxines ou à d’autres maladies du système nerveux central.

Les dystonies et leurs symptômes

Outre les dystonies idiopathiques de torsion, les dystonies héréditaires et secondaires, on rencontre, malheureusement assez souvent, des dystonies dites “en foyer”. Dans ce cas de figure, toute une série d’atteintes et de symptômes correspondants peuvent être observés.

– Le blépharospasme est un problème des muscles des paupières, qui entraîne la fermeture de ces dernières. Les spasmes peuvent devenir suffisamment fréquents pour empêcher le sujet de bien voir, bien que ses yeux et sa vision soient normaux. Il faut alors pratiquer une intervention chirurgicale. D’autres muscles du visage peuvent également être atteints, entraînant des grimaces ou d’autres distorsions faciales.

– La dystonie cervicale (torticolis spasmodique) atteint les muscles du cou et des épaules. Les spasmes musculaires forcent le cou à se pencher d’un côté (torticolis), vers l’avant (anticolis) ou vers l’arrière (rétrocolis). Le cou peut se contracter, tourner, présenter des secousses ou être bloqué de façon prolongée dans une seule direction.

– La dystonie oromandibulaire est parfois appelée “syndrome de Meige”. Les muscles du bas du visage se contractent de façon irrégulière. Parfois, les muscles de la mâchoire qui permettent d’ouvrir ou de fermer la bouche font des mouvements involontaires. Ce problème est habituellement associé à un blépharospasme.

– La dysphonie spasmodique (dystonie laryngée) porte sur les muscles à l’intérieur du larynx. Dans la dysphonie spasmodique des muscles adducteurs, les cordes vocales se rapprochent de très près, en particulier quand le sujet essaie de parler.

La voix est forcée, rauque et n’est parfois qu’un murmure. parfois aussi elle devient très grave, comme caverneuse. Le sujet a souvent du mal à respirer. Dans la dysphonie spasmodique des muscles abducteurs, une forme de dysphonie moins fréquente, les cordes vocales sont maintenues bien à l’écart les unes des autres la voix est basse et essoufflée. Parfois, la personne atteinte ne peut plus parler du tout.

Il arrive que le visage, dans l’effort, se torde et que la personne semble à bout de forces.

– La crampe de l’écrivain est une dystonie de fonction de la main, dans laquelle les muscles de la main et de l’avant-bras se contractent quand la personne veut écrire. La main peut être si contractée autour du stylo qu’elle ne peut pas bouger. Dès qu’on enlève le stylo de la main, celle-ci se détend.

Une crampe similaire peut se développer chez le violoniste quand il utilise son archet ou chez le joueur de flûte qui déplace certains doigts le long de sa flûte.

Traiter, aider ?

La dystonie est une maladie relativement rare, caractérisée par des mouvements inhabituels ou des positions anormales, et qui, à ses débuts, peut être influencée par le stress ou les émotions. Dans bien des cas, le caractère héréditaire de la dystonie est évident. C’est dans ce domaine qu’on a réalisé les plus grands progrès dans la connaissance de la dystonie au cours des dix dernières années.

En allopathie, les traitements les plus courants incluent le Valium®(diazépam),  Cogentin® (benztropine), lonopin® (clonazépam),  Tégrétol® (carbamazépine), Sinemet® ou Modopar® (lévodopa), Parlodel® (bromocriptine),…etc.

La réflexologie plantaire peut aider à soulager les tensions, la fatigue et le stress. Je recommande un travail méticuleux au niveau de l’hypophyse, épiphyse, amygdalia, ainsi que de tous les nerfs crâniens. Sans oublier plexus et reins.

L’orthophonie est d’une grande aide dans les cas d’atteinte laryngée. D’une façon générale, tout ce qui contribue à détendre et à lâcher prise, aidera le patient.

(Sources: Fédération pour la Recherche sur le Cerveau- www.amadys.fr)