Comment parler de la migraine sans égrener les banalités usuelles ? Tous les magazines de santé en ont parlé et en reparleront. Sans jamais vraiment apporter une solution…

Les migraineux, eux, se taisent et se tiennent la tête : ça cogne, ça vrille, ça déchire, ça pulse, on a l’impression d’avoir le cœur dans la tête ou sur les lèvres, la lumière est blessante, le moindre bruit devient strident, la plus petite odeur soulève l’estomac.

Nos grands-mères restaient couchées dans le noir, une gant de toilette mouillé sur le front. Nos mères se jetaient sur l’aspirine à haute dose et se frottaient les tempes avec de l’huile essentielle de menthe poivrée ou du baume du tigre. On chuchotait : « laissez la tranquille, elle a sa migraine… »

Aujourd’hui, 10 à 12% de la population en France souffre de migraines. Soit une personne sur 5 environ. Soit 8 millions de personnes. Peu écoutés, souvent négligés par un corps médical impuissant, les migraineux se bourrent de codéïne, d’antidépresseurs ou d’anti-inflammatoires.

Pour ceux qui ont la malchance de résister aux Triptans, cette classe de médicaments commercialisée il y a 20 ans et qui agit au mieux en 2H, au pire en 24 H,  point de salut, si ce n’est d’attendre la fin de la crise, abrutis d’antidouleurs divers et variés.

Qui souffre de migraine ?

La migraine touche environ 16% des femmes et 5% des hommes. On la rencontre aussi fréquemment chez les enfants (7% d’entre eux) Cette douleur de l’hémi-crâne survient chez les femmes, en particulier avant les règles, et normalement la fréquence des crises diminue après la ménopause. Il existe une prédisposition familiale certaine.

Les migraines se rencontrent chez les sujets anxieux, facilement contrariés, chez ceux qui ont des problèmes de cervicales ou une vésicule biliaire capricieuse (mauvaise digestion), ou encore chez ceux qui ont des yeux fragiles (travail sur ordinateur).

Mais aussi chez les personnes qui ne supportent pas les courants d’air, chez ceux que les temps orageux (changement de pression atmosphérique) rendent patraques, chez ceux qui ont de la sinusite, etc…

Comment se déroule une crise de migraine ?

La crise migraineuse évolue en 2 temps : l’aura d’abord qui n’est pas perçue par tout le monde puis la phase douloureuse.

L’aura donne lieu à des anomalies visuelles: limitation du champ visuel, impression de luminosité ou de scintillements, distorsion d’images. Les auras sensitives sont fréquentes également (fourmillements unilatéraux, souvent au niveau du visage et d’un bras, troubles auditifs, angoisse). L’aura dure en général une demi-heure à une heure.

Au cours de l’aura, l’activité des neurones de certaines zones du cerveau se ralentit, et une réduction du débit sanguin local de 20 à 30% se produit, pendant plusieurs heures. Cet épisode n’est pas douloureux, ceux qui le ressentent savent qu’il annonce la crise.

Au cours de la crise de migraine proprement dite, un double phénomène d’inflammation et de dilatation vasculaire se déclenche, provoquant la douleur qui provient surtout des structures extra crâniennes (peau, artères, muscles, articulations), mais aussi des artères et des veines du cerveau.  

Le mécanisme de cette phase n’est pas connu dans le détail. Il provient d’une stimulation des nerfs végétatifs( qui innervent les viscères et les glandes), et implique des médiateurs chimiques variés (sérotonine, dopamine, monoxyde d’azote…).

La fréquence et la durée des crises 

La fréquence des crises varie énormément d’un sujet à l’autre (d’une crise par trimestre à une crise tous les jours ou tous les deux jours).  La durée d’une vraie, grosse, crise de migraine est de 72 heures, certaines migraines durent ½ journée seulement. Il arrive que des périodes de crises fréquentes alternent avec des périodes calmes de plusieurs semaines. 85% des migraineux jugent leur maladie grave, 35% très grave.

La phase douloureuse est intense. La douleur migraineuse se différencie des maux de tête par les caractéristiques suivantes:

-une tendance à l’unilatéralité (“migraine” signifie “moitié du crâne”) mais parfois toute la tête est prise et serrée dans un étau.

-le plus souvent une douleur de type pulsatile (le pouls cogne dans la tête)

-la douleur s’accompagne de troubles de la perception et de l’humeur (irritabilité, apathie)

-l’aggravation de la douleur quand on bouge, quand on se penche, quand on parle

-une intolérance à la lumière (“photophobie”) et au bruit

-des nausées et/ ou des vomissements.

-une sensation de froid

-une répulsion pour la nourriture

Le traitement de la migraine en réflexologie plantaire

La réflexologie plantaire donne d’excellents résultats. Il faut plutôt la considérer comme un traitement du terrain et non de la crise.

Elle agit cependant de façon très efficace au moment l’accès migraineux quand celui-ci trouve ses origines dans un problème de cervicales, des désordres hépato-biliaires, des troubles de la vision ou un coup de stress.

En effet, le thérapeute sait quelles zones du pied il doit masser selon la cause. La séance doit toujours être précédée d’un interrogatoire détaillé afin de mieux cerner les symptômes et leur origine. Il est important de savoir écouter, ce que dit la personne mais aussi comment elle le dit, les mots qu’elle utilise, le ton se sa voix et les gestes qui accompagnent sa description.

De là viendra le chemin à suivre, le protocole de traitement à appliquer, qui bien que se référant à un thérapeutique globale de la crise de migraine, est adapté à chaque personne.

De toute façon, en période de crise, il est bon de masser le système orthosympathique (dernières cervicales, dorsales et lombaires) ainsi que le plexus solaire pour détendre.

Entre les crises, il est conseillé de traiter les points ou les zones qui suivent :

-le système parasympathique (les zones du crâne, le sacrum et toute la zone frontale)

-l’hypothalamus, l’hypophyse (situées sur le gros orteil) et les glandes surrénales

-le plexus solaire

-le système digestif

-le système hormonal

Une séance de réflexologie plantaire doit apporter une réelle détente, ce qui permet de réduire les tensions nerveuses et de faire baisser le seuil de la douleur.

En traitant les points qui correspondent aux organes qui sont partie prenante dans la crise, on arrive à apaiser la douleur et même à la faire totalement disparaître. Il est important de poursuivre les séances si la migraine est chronique et installée depuis longtemps.

La durée du traitement est décidée d’un commun accord par le thérapeute et le patient.

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez vous rendre sur le site www.reflexologie-janneau.fr pour m’écrire ou me contacter.