Un français sur dix prend des somnifères ce qui place la France en tête de la consommation mondiale d’anxiolytiques et de somnifères. Que ne donnerait-on pas pour dormir ? Ceux qui s’envolent dans les bras de Morphée à peine la tête posée sur l’oreiller ne connaissent pas l’enfer de l’insomniaque et les heures passées à attendre l’aube en se retournant dans le lit comme un poisson dans la friture.

Pourtant ces petites pilules miracle (qui, du reste, ne marchent pas à tous les coups…) peuvent provoquer un dysfonctionnement de la régulation respiratoire et aggraver les apnées du sommeil.

De plus ces médicaments engendrent un sommeil qui n’est pas naturel, car ils inhibent la profondeur du sommeil et modifient le sommeil paradoxal. Les émotions sont nivelées, on a moins de chagrin, mais moins de joie aussi, et finalement la vie perd ses couleurs.

De plus, des études récentes ont montré que la consommation de benzodiazépines est associée à une augmentation de la survenue de la maladie d’Alzheimer.

Sur autoroute, la somnolence est la cause d’un accident mortel sur trois. D’après une étude de l’Inserm de Bordeaux, les médicaments psychoactifs  seraient responsables de 3,3% de la totalité des accidents en France.

Chez les plus de soixante-cinq ans, les traitements à base d’hypnotiques exacerbent les problèmes de mémoire, diminuent la vigilance ce qui augmente les risques d’accidents domestiques mais surtout entraînent des vertiges à l’origine de chutes. En affaiblissant les muscles et la capacité de réaction,ils augmentent le risque d’accident.

Après 60 ans une étude a montré une augmentation d’effets indésirables, de type fatigue, troubles cognitifs, céphalées, cauchemars, nausées, sans différence entre hypnotiques et benzodiazépines, pour un gain de sommeil d’une demi-heure en moyenne.

Et des effets secondaires tels que dépression, avec ou sans tendances suicidaires, états phobiques, agressivité et comportement violent peuvent apparaître, dans 5% des cas selon un rapport de “l’Institute of Psychiatry” à Londres. Ce qui, rapporté aux 7 millions de personnes (chiffre publié en 2001) en France qui consomment des somnifères, représenterait 350.000 personnes…

(Sources: articlonet.fr/sante.planet.fr)