Beaucoup n’y croyaient pas mais un magistrat italien l’a écrit noir sur blanc : le téléphone portable peut provoquer le cancer.

La Cour de cassation de Brescia a en effet reconnu que le neurinome du ganglion de Gasser, une tumeur bénigne du nerf trigéminal, dont est atteint Innocente Marcolini a été provoqué par l’utilisation intensive du portable.

A soixante ans, responsable financier dans une multinationale, Innocente Marcolini était un accro du téléphone cellulaire. Pendant des années, il a passé six heures par jour le portable à l’oreille pour contacter des clients à travers le monde.

Ses ennuis de santé ont commencé en 2002 avec des épisodes de paralysie partielle du visage. Le diagnostic est tombé, implacable : neurinome du nerf trigéminal gauche.  Opéré en Suisse, il est aujourd’hui invalide à 80 %. Son visage est semi-paralysé et il doit prendre chaque jour de fortes doses d’anti-inflammatoires et de morphine pour supporter la douleur.

Coïncidence troublante : un neurinome du nerf trigéminal a été également diagnostiqué chez Francesco Morelli, un confrère de Marcolini qui occupait les mêmes fonctions dans la même société et avait la même utilisation du portable.

Les travaux de l’université de médecine de Padoue ont mis en évidence l’augmentation du risque de cancer des nerfs crâniens pour les utilisateurs intensifs de téléphone portable, ce qui a permis à Marcolini de gagner ses procès.

Cependant, si le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), un organisme créé par l’OMS, considère que les ondes électromagnétiques, utilisées dans la téléphonie mobile, ont “des effets cancérigènes possibles pour l’homme”, l’OMS elle-même a estimé qu’à ce jour “il n’a jamais été établi que le téléphone portable puisse être à l’origine d’un effet nocif pour la santé”.

Il n’en reste pas moins que les scientifiques et les médecins sont cependant tous d’accord sur les mesures de précaution qu’il faut prendre afin de diminuer le risque de cette maladie et de réduire l’exposition aux ondes.

(Sources: lepoint.fr)